Du 29 avril au 3 mai, Bpifrance et Cap Digital lancent la seconde édition du Bootcamp EdTech à Boston. 10 start-up françaises pourront s’inspirer de leurs pairs américains et évaluer leurs opportunités de développement Outre-Atlantique. Nous les avons interviewés pour comprendre leurs objectifs et leurs attentes par rapport au programme.

Dans cet interview c’est Mathieu Lilo, CEO d’Isograd North America, Jack Amberg, Président de Ludo-Vic et Raphaël Moraglia, CEO de Skillogs qui se prêtent au jeu des 3 questions.

Présentez votre solution ?

Mathieu : Isograd est une entreprise de certification qui propose des tests de compétences dans le domaine de l’informatique : culture numérique, applications bureautiques, logiciels de design, langage de programmation. Notre objectif est de créer un TOEIC des compétences informatiques mais avec une approche innovante, adaptative qui délivre un résultat avec de la donnée exploitable par l’étudiant mais aussi par l’entreprise.

 

Jack : Ludo-Vic est une solution d’apprentissage à distance qui permet à toute personne d’accéder à une connaissance et d’apprendre dans sa langue maternelle. La solution met en scène des personnages ne stigmatisant pas l’une ou l’autre origine ethnique, et faisant la promotion de l’égalité des sexes.

 

 

 Raphaël : Grâce à l’analyse des données, ACARYA, notre plateforme numérique d’Intelligence Artificielle, est capable de répartir différemment, pour chaque apprenant, le cursus de formation. Nous mettons met l’accent sur l’accompagnement de l’apprenant mais aussi de l’enseignant. Il aura à sa disposition un arsenal d’outils lui permettant de cerner les difficultés de chacun afin de pouvoir constituer des groupes homogènes, optimiser le temps, donner des exercices en fonction des niveaux de chacun. La progression de chaque élève sera donc adaptée.

 

 Pourquoi êtes-vous intéressés par le marché américain ? Et plus particulièrement la région de Boston ?

Mathieu : Nous avions comme intuition que le marché américain était un gros marché pour les certifications privés. Sans marketing particulier, les Etats-Unis était déjà notre 1er marché de vente en ligne. De plus, c’est un marché mature car 60% des offres d’emploi américaines demandent une maitrise du Pack Office. Nous sommes présents au Québec depuis 2015, puis nous nous sommes installés au Canada et nous avons démarré l’aventure américaine avec la création d’une filiale Nord-Américaine en 2018.

Jack : L’intérêt du marché américain est évident, car c’est un marché bien plus unifié qu’en France. Quand une start-up veut réussir elle doit montrer qu’elle a une solution qui marche bien sur le marché national mais doit rapidement montrer qu’elle a un potentiel d’internationalisation

Raphaël : Depuis la création de Skillogs, l’intérêt pour le marché américain est fort et nous avons déjà créer des liens avec différents acteurs sur le volet de la formation professionnelle. En effet, notre plateforme propose des usages à forts potentiels par rapport au système américain d’apprentissage et il n’existe aujourd’hui pas ou peu d’outils adaptés à la logique de la formation professionnelle (accompagnement du tuteur, accompagnement de l’apprenti etc).

Qu’attendez-vous du Bootcamp à Boston ?

Mathieu : En participant à ce bootcamp, nous souhaitons valider la stratégie mise en place aux Etats-Unis jusqu’à maintenant, mais aussi définir nos prochains jalons. Nous sommes principalement intéressés par les rencontres avec des experts du secteur, car il est parfois complexe de bien saisir les subtilités des différents marchés de l’Education. Nous cherchons aussi à rencontrer et échanger avec des experts dans le domaine du marketing pour valider nos pratiques et du recrutement, car c’est un vrai défi pour nous.

Jack : J’ai souhaité participer au Bootcamp pour apprendre à présenter ma solution devant des VCs, car l’exercice est différent en France.

Raphaël : J’ai souhaité participer au Bootcamp pour tester la potentialité de ma solution auprès de différents publics (K12 et formation professionnelle). De plus, c’est aussi intéressant pour moi de côtoyer des entreprises qui ont réussi à Boston et de faire du networking.